Sujets de société

Vert de rage …

Pour la deuxième fois en moins de 25 ans, les « protecteurs » de la nature se tirent une balle dans le pied. Avec le refus, en ce 7 mars 2021, de transformer le carrefour de Rive en zone piétonne, la gauche et les verts, au nom d’un intégrisme idéologique, empêchent les genevois de faire des progrès dans le domaine écologique. Faux ? Regardez la place de Neuve aujourd’hui : en 1998 était proposé au peuple un même schéma : zone piétonne en continuation des Rues Basses, en échange d’un parking souterrain.

Nada, ce n’était pas assez écologique. A-t-on calculé le nombre de tonne de CO2 émis dans l’atmosphère par l’autorisation de continuer à circuler dans ces rues ? La zone piétonne qui, elle, faisait l’unanimité a-t-elle vu le jour ? Que nenni. Pendant ce temps les bourgeois insouciants ont continué à acheter des voitures moins polluantes, voire électriques. Un bon point, mais pas au compteur de la chapelle écologique genevoise …

Rebelotte aujourd’hui avec le projet piéton de Rive. De nouveau accompagné d’un parking souterrain pour respecter l’obligation de compenser les places supprimées en surface. Non, encore une fois, et toujours pour respecter un intégrisme dit écologique. Les riverains vont ainsi bénéficier d’un apport de gaz carbonique pendant au moins deux ans … Le temps de remettre l’ouvrage sur le métier.

Mais nous sommes à Genève, ville ou le consensus coûte très cher. Et est très long à obtenir. Tant qu’il y aura plusieurs chapelles au grand conseil, celui-ci sera ardu. Pas vrai ? Alors pourquoi a-t-on mis dix ans pour faire murir ce projet ? Pourquoi la zone piétonne place de Neuve n’a-t-elle pas été votée en session dès 1999 ? Alors, ne nous mentez pas … Il ne suffira pas d’un accord cantonal pour obtenir une dispense de remplacement. D’ailleurs ce serait totalement anti démocratique. L’assouplissement des compensations a certes été accepté par le peuple en 2020, mais pas la suppression pure et simple. Un référendum en perspective, on parie ?

Pendant ce temps, les projets constructifs sont bloqués, voire abandonné. Quid de la taxation des SUV qui n’ont effectivement pas leur place en ville ? Quid de l’attractivité des transports public pour nos seniors ? Quid du financement de la recherche dans le domaine des énergies renouvelables ? Et la mobilité dure ? Elle n’a jamais fait autant de progrès dans la baisse de la pollution … 2-0.

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Alter Alma Mater

7 avril 2021