Sujets de société

36.9° peut mieux faire

Grand téléspectateur devant l’éternel, je sors d’une visualisation de l’émission 36,9° sur la RTS. Séance qui m’a permis de découvrir un problème que je ne soupçonnais pas : l’éco anxiété. Séance qui m’a également laissé une impression bizarre. Une impression entêtante de plaidoyer de journaliste. Malgré les quelques séquences constructives dont je remercie les auteurs, j’avais le sentiment d’assister à un reportage sur l’éco anxiété des reporters eux-mêmes. Les problèmes écologiques auxquelles notre époque doit faire face ne sont pas mineurs, loin de moi cette idée. Mais d’une part, les angoisses des journalistes n’étaient pas le sujet, d’autre part l’humanité n’est pas faite que de gens qui « s’en foutent », loin de là. Je pense même que l’humanité possède en son seing les ressources pour faire face aux défis qui nous sont imposés aujourd’hui. Et c’eut été, de mon point de vue, beaucoup plus constructif d’aborder cette problématique par ce biais-là.

Certes les politiciens ne sont en quête que de leur réélection. Certes les lobbys pétrolifères, pour ne citer qu’eux, freinent des quatre fers devant les mesures urgentes à prendre. Certes une partie de la population se comporte comme s’il n’y avait aucun souci. Mais ce n’est que la partie du verre à moitié vide. Et si on regardait la partie à moitié pleine ? Rendons à César ce qui lui revient : une séquence de cette émission parlait de recherches agronomiques. C’est une preuve que le train, en tout cas une partie de ses wagons, est en route. Le fait qu’aujourd’hui des scientifiques se penchent sur l’avenir de nos cultures, et par là-même de notre alimentation, dans un environnement « réchauffé », me parait de bon augure, non ? Il est vrai qu’il serait de loin préférable de ne pas avoir recours à ce genre de science … Mais il faudrait remonter à 18’000 ans pour effacer ce que l’humanité a détruit, modifié, transformé, abîmé. Eh oui, cela fait un bail que nous modifions tout en fonction de nos besoins souvent, de nos envies parfois. Alors cessons de culpabiliser et mettons-nous au travail. Non pas en prenant de grandes décisions politiques, mais dans nos métiers de tous les jours.

Et il y en a pour tout le monde. A part les thérapeutes déjà mentionnés dans ce reportage, on peut encore penser aux métiers techniques qui peuvent s’occuper d’énergie durable. Il y a aussi les enseignants qui peuvent former les jeunes générations au développement durable. Et il y a les parents qui eux doivent transmettre les valeurs durables de respect de cette nature si malmenée. Sans oublier les manifestants qui participent pour une bonne partie à la prise de conscience durable de cette frange de population encore insouciante. Non, je ne suis pas un doux rêveur. Non la catastrophe n’est pas une fatalité. Et même si cela était, il ne s’agirait alors « que » de notre humanité, et non de la planète. Elle s’en sortira toujours, croyez-moi. Pour être un tout petit peu plus concret, je vous recommande la consultation des recherches d’un auteur beaucoup plus compétent que moi en la matière : Betrand Piccard et ses 1000 solutions pour protéger l’environnement. Haut les cœurs donc, la résignation étant notre pire ennemie dans ce combat.

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