Sujets de société

Effets secondaires

Anaïs1 sort du cabinet, effondrée. Le Professeur Dupont2 vient de lui annoncer la triste nouvelle. Son fils, Jean, âgé de 12 ans, souffre d’épilepsie. Il ne pourra pas, vu l’état actuel de la médecine, être guéri, au mieux on pourra le soigner dans un institut spécialisé. Anaïs craignait ce verdict depuis longtemps. Elle avait fait le tour des neurologues de la place qui ne lui avaient pas laissé beaucoup d’espoir. Au fond du trou, elle décide de ne pas baisser les bras. Toutes les médecines alternatives y passent, sans beaucoup plus de succès. Entre temps elle a pris ses distances avec la médecine traditionnelle. Les années passent et la situation de Jean s’améliore, il pourra bientôt se passer de médicaments. Donc non seulement les médecins ne l’ont pas aidée, mais pire, ils lui ont menti.

Verena1, elle, fait face à une réaction allergique par suite d’un vaccin administré à sa fille. Elle en gardera probablement des séquelles toute sa vie. Le professeur lui a dit qu’il ne pouvait rien y faire, qu’il fallait en prendre son parti. Ne voulant pas y croire, Verena s’est tournée vers d’autre solution, d’autres sources, d’autres « médecines ». Et la voilà face à un nouveau mensonge de cette médecine qui a condamné sa chère petite, la covid. Prenant son courage à deux mains, elle a organisé une campagne d’information pour mettre en garde la planète contre ces escrocs.

Ces cas ne sont pas isolés, il y en a des millions. Essayez de compter le nombre de vaccins obligatoires ou même seulement recommandés, multipliez ce nombre par la quantité de personnes vaccinées, et calculez le un pourcent du résultat obtenu. Et encore, cela signifie que l’efficacité moyenne des vaccins serait de 99%, ce qui est énorme. Le chiffre obtenu représente effectivement une population conséquente, celle des laissés pour compte de la vaccination. C’est pourquoi je cite ici le chiffre de millions. Mais cela ne suffit pas pour faire de tous les membres de cette population des complotistes, des antivaccins ou des anti-médecines.

C’est le deuxième élément de ces anecdotes : la responsabilité des soignants. A force de parler statistique, on en oublie qu’il s’agit aussi de cas particulier. Pour Anaïs et Verena, les traitements ont été inefficaces à 100%. Pas à 1 ou 5%, mais à 100%. Toute leur vie a basculé à cet instant précis où la société les a lâchés. Leurs recherches d’autres solutions leur a probablement permis de rencontrer des oreilles un peu plus accueillantes, un peu plus compatissantes.

Ces « anti » comme on les appelle, ne sont donc pas de doux dingues, qui ne respectent rien, qui ne sont solidaires de rien. Derrière ces cas extrêmes se cachent souvent des drames de cette nature. Des cabossés de la vie, à qui certains représentants de la société, ou des personnages considérés comme tels, ont enlevé tout espoir. Ces membres de l’intelligentsia se sont pourtant comportés en humain, avec leurs failles, leurs erreurs, leurs humeurs. Sont-ils excusés pour autant ? Il eut fallu ne pas prétendre à plus. Et c’est là que le bât blesse. La suffisance n’est pas une attitude responsable ni tolérable, surtout dans des professions qui se disent au service des personnes.

Alors essayer de contrer la puissance de persuasion de ces « anti » en clamant haut et fort qu’il ne faut se fier qu’aux informations officielles consiste à plâtrer une jambe de bois. C’est justement l’officialité que ces gens remettent en cause. C’est la société qui les a trompés, ils ne vont donc pas faire confiance à celle-ci. Il faut lutter avec les mêmes armes. Pour être un peu plus clair, je vous propose de lire le chapitre suivant. Je vous retrouve au chapitre d’après. Attention, ce jeu a été construit pour votre compréhension et ne représente en rien mes propres prises de position concernant le blabla 😉

On vous ment

Le blabla n’a jamais été soutenu, nos spécialistes le prouvent : « Au contraire, au lieu de le rendre attractif, ce qui demanderait réflexion, compromis et volonté, on nous sert tous les jours des difficultés supplémentaires ». Pourtant ce blabla n’est pas toxique, de nombreuses études le prouvent : « par un nombre incalculable d’études ». Levons-nous donc pour le défendre en collaboration avec le professeur Moser, « professeur à la Faculté »

Pour ceux qui n’ont pas suivi les liens, ils se référent à des billets que j’ai moi-même écrit et publié dans mon blog, sur des sujets aussi variés que la théologie, l’église, l’écologie etc. Vous serez donc tenté de croire à ce blabla. Même s’il ne s’agit que d’une grossière mise en scène, le principe est le même. Vous pourrez toujours trouver une citation d’un spécialiste qui abondera dans votre sens. Aujourd’hui, sur le web, on peut faire parler n’importe qui dans n’importe quel sens. C’est contre cela qu’il faudrait s’élever. Ce sont les outils que les influenceurs (dans le mauvais sens du terme) utilisent. Démonter ces affirmations prend effectivement du temps, mais ce sera le seul moyen de combattre efficacement.

A vous qui êtes indécis après cette lecture, je recommande simplement de vérifier les citations et le contexte dans lequel elles ont été utilisées. Cela fera déjà un premier tri … Ne vous inquiétez pas : ceux qui sont « anti » le resteront, mais vous, vous pouvez faire pencher la balance.


[1] Prénom fictif

[2] Nom fictif

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